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Avatars du mobile explosif

à propos de Mike Davis, Petite histoire de la voiture piégée (trad. Marc Saint-Upéry)

par Frédéric Neyrat

à propos de

Mike Davis

Petite histoire de la voiture piégée

trad. Marc Saint-Upéry

« Les morts vont vite, ils vont encore plus vite s’ils sont motorisés »




(Carl Schmitt, Théorie du Partisan)




Les attentats du 11 septembre 2001 ont provoqué certains dommages collatéraux que nous commençons à peine à entrevoir, comme si le souffle de l’explosion avait atteint notre capacité de réflexion. Nous avons cru, avec François Heisbourg, qu’il s’agissait du premier acte de l’« hyperterrorisme » (Hyperterrorisme : la nouvelle guerre, Odile Jacob, 2001). Et nous n’avons pas assez prêté attention aux propos de Gérard Chaliand, qui décrivait dès après ces attentats le 11 septembre comme le « stade ultime du terrorisme classique » [L’arme du terrorisme, Audibert, 2002]. Ces attentats, soutenait Chaliand, doivent d’une part être référés aux détournements d’avions connus depuis 1968 (détournement par le FPLP d’un avion de la compagnie israélienne El Al), d’autre part aux deux camions-suicides qui tuèrent à Beyrouth en 1983 deux cent quarante et un marines et cinquante-huit parachutistes français, provoquant le retrait des forces occidentales.




Ces deux références doivent être fusionnées : les avions-suicides du 11 Septembre seraient comme des voitures piégées auxquelles auraient poussé des ailes. Beyrout-1983 rejoué en plein espace. Voilà ce que nous permet de comprendreBuda’s Wagon, le dernier ouvrage de Mike Davis : les attentats du 11 septembre sont le produit d’une longue mutation, l’état non stabilisé de métamorphoses ayant donné naissance à un monstre né de multiples carnages, programmes révolutionnaires et stratégies à courte vue. Les avions-suicides qui ont détruit le World Trade Center n’étaient que les avatars d’un lent processus qui a fait de l’attentat à la voiture piégée la véritable arme de destruction massive de notre temps, causant morts, handicaps et traumatismes pour des dizaines de milliers de personnes. « Force aérienne du pauvre », la voiture piégée traverse le XXe siècle sans s’arrêter au péage du suivant. Le 11 septembre n’aura été que le déplacement – la métonymie – de cette force terrestre désormais totalement déterritorialisée.




Engin plastique




Il peut pourtant sembler étrange de considérer une voiture, même très bien piégée, comme instrument de destruction « massive », et l’on pense plutôt en l’occurrence au nucléaire, au « bio-terrorisme », etc. C’est précisément ce que les stratèges nord-américains ont pensé, et c’est ce qui les a rendus incapables d’éviter les désastres qui les ont touchés sur leur propre territoire, ou en Irak, terrain de prédilection actuel pour les attentats-suicides motorisés (pour rénover ici la formule de Carl Schmitt relative aux « partisans motorisés »). Ce que ces stratèges n’ont pas vu, c’est la lente maturation de cette technique qui s’est peu à peu propagée, nous dit Mike Davis, comme « un implacable virus », entrant son ADN dans chaque nouvelle « société d’accueil » et tendant à se « reproduire indéfiniment » à chaque usage, chaque manipulation, devenant aussi « global » que les i-Pods et le sida (p. 14).




La voiture-piégée doit cette capacité virale à plusieurs caractéristiques. Tout d’abord au fait qu’elle est quasi indétectable, ce que la couverture de l’édition anglaise de l’ouvrage nous laisse voir : parmi des voitures parfaitement alignées et identiques, l’une est sur le point d’exploser. Quoi de plus « quelconque », de plus « anonyme » qu’une voiture ? Les voitures-piégées sont pour le coup des « armes indiscernables du de la circulation ordinaire » (p. 15). Pour pouvoir véritablement détecter ce danger, il faudrait des technologies de pointe capables de scanner tous les véhicules sur tous les territoires. Impossible. Ensuite, les voitures, camionnettes ou camions sont aisément accessibles, faciles à détourner ou à voler. Ils peuvent en outre transporter de grandes quantités de charges explosives. Et celles-ci, argument ultime, peuvent requérir pour leurs confections des ingrédients industriels ordinaires, des fertilisants synthétiques très peu onéreux, faciles d’accès, aisés à produire – on peut trouver sans difficulté des manuels sur papier ou sur l’internet expliquant avec force détails leur mode de confection. C’est ainsi que l’explosif mobile a pu se démocratiser et se propager sur toute la planète.




Voilà qui définit la variable extensive de ce virus. Mais l’essai de Mike Davis met en lumière une autre variable tout aussi importante, qu’on pourrait nommer intensive: elle tient à la capacité évolutive, métamorphique de cet engin de mort. En effet, la simplicité des composantes sollicitées dans la confection des voitures-piégées permet de les moduler, de les hybrider avec d’autres composantes tout aussi simples. On peut non seulement en changer le contenant (explosifs plus performants), mais y ajouter certains paramètres – on aura ainsi la formule actuelle « voiture piégée plus téléphone cellulaire plus l’Internet », constituant la « structure unique » d’un « terrorisme globalement relié» (p. 21-22). Certains paramètres peuvent aussi changer de fonction : un conducteur peut choisir d’abandonner son véhicule avant qu’il n’explose ; il peut aussi décider de suivre son engin jusqu’à la mort (attentat-suicides inaugurés par les Chiites au Liban dans les années 1980, et perfectionnés par les Tigres Tamoul, les « tigres suicidaires » du Sri Lanka, dès 1984).




On pourra enfin prendre en considération la fonctionnalié de ce virus, expliquant aussi sa réussite à travers l’histoire et le monde : capables de fairet de grands dégâts, impossibles à ignorer (sonorisation extrême, capacité à creuser des cratères hautement visibles), les voitures-piégées sont « loud», autrement dit des événements retentissants. Mike Davis remarque à ce propos que l’aspect « non discriminant » de ce type d’attentats, le fait que le « dommage collatéral » soit « virtuellement inévitable » (p. 20) n’est pas une conséquence gênante – n’a donc rien de collatéral – mais fait partie de leur raison d’être : c’est parce qu’ils sont par nature débordants, par nature susceptibles de toucher les personnes qui évoluent autour de la cible, qu’ils sont retentissants : l’attentat à la voiture piégée se commet aveuglément pour mieux donner à voir l’étendue de ses dégâts.




En définitive, la voiture, et tout véhicule piégé du même type, peut être défini comme un engin plastique, aux deux sens du terme : explosif et adaptatif, capable de changer de cible. Lorsque les cibles sont ou deviennent trop protégées, trop difficiles à atteindre, aucune difficulté pour toucher des cibles « sans résistances » (grands magasins pour l’ETA, monuments et oeuvres d’art pour la Cosa Nostra dans les années 1990, lieux de tourisme pour Al-Qaïda et ses franchisés). Une plasticité particulièrement dangereuse, comme nous allons le voir, dont le défaut majeur est sans nul doute de tremper ceux qui l’utilisent dans le « sang des innocents » : en ce sens, soutient Mike Davis, la voiture piégée est une « arme intrinsèquement fasciste », qu’elle soit utilisée par des individus, des groupes – ou des États (p. 20).




Les avatars du mobile explosif




Si l’ouvrage de Mike Davis est convaincant, c’est dans la mesure où il montre et démontre par l’histoire la réalité virale et plastique de la voiture-piégée. L’histoire de cette évolution, plus lamarckienne que darwinienne, a sa scène primitive : en septembre 1920, Mario Buda cherche à venger l’arrestation de ses camarades Sacco et Vanzetti en faisant exploser une charrette hippomobile près de Wall Street. D’où le titre original de cet essai, Buda’s wagon[la charrette de Buda]. Ainsi donc, c’est d’abord un véhicule des plus archaïques qui, pour la première fois, a « semé une terreur sans précédent dans le sanctuaire intérieur du capitalisme américain » (p. 10). La motorisation du véhicule piégé sera effectuée en Espagne, dès 1921, par des anarcho-syndicalistes, mais les premiers morts sont à mettre au compte d’Andrew Kehoe, fermier du Michigan, qui se vengera de ses difficultés financières sur le dos de ses concitoyens en 1927. L’explosif auto-mobile n’est donc pas propre à un groupe d’individus ou une cause spécifique, il peut être utilisé par des révolutionnaires, des nationalistes ou des brigands. Les opposants cubains au dictateur Machado feront usage de cette arme dès le début des années trente. Le groupe sioniste Stern utilisera les voitures-piégées contre l’occupant britannique et les populations palestiniennes au tournant des années 1946-1947. De même pour les Indochinois contre l’occupation française en 1952-1953.




Mais alors que Mike Davis nous décrit minutieusement l’installation progressive et semble-t-il linéaire de l’horreur sur quatre roues, une autre logique se dessine peu à peu. D’une part, le virus progresse par réaction. L’usage de la voiture piégée est soumis au Principe du retour à l’envoyeur – « avec intérêt » (p. 41). Car dès 1948, les Palestiniens feront aussi usage de l’explosif auto-mobile, en faisant encore plus de morts. Et quarante ans plus tard, il faudra à nouveau considérer les attentats-suicides perpétrés par les Chiites au Liban comme les « monstres de Frankenstein créés délibérément par Ariel Sharon » (p. 105). Le Principe du contrecoup (backlash) est subtil et fatal. Si les USA ont aidé techniquement les Indochinois à se débarrasser de la France, les désormais Vietnamiens sauront utiliser leurs nouvelles compétences contre les Nord-Américains : l’attentat du 30 mars 1965 contre l’ambassade américaine de Saïgon sera décisif : la plus grande ville du Vietnam du Sud lui doit son surnom de Bombsville. Le Hezbollah s’en souviendra en 1983, au moment de l’attentat au camion-suicide plus haut mentionné – mais la mémoire nord-américaine aura été quant à elle, note Mike Davis, bien trop courte (p. 71). Notons de même que le Principe du boom-errant est en définitive auto-destructeur : le Bloody Friday du 21 juillet 1921, au cours duquel l’IRA tuera 7 civils et 2 soldats, et blessera 130 personnes à coups successifs de voitures piégées à « la matière noire » (mélange de Nitrate d’ammonium et de Gazole, dit ANFO), aura des répercussions très négatives sur l’image de marque des héros indépendantistes irlandais (p. 76). Les USA feront les frais de ce retour de manivelle avec Ben Laden et les djihadistes qu’ils ont armés et formés pour lutter en Afghanistan dans les années 1980.




Ce qui révèle une autre constante tout aussi essentielle : la ligne historique qui traverse les bombes roulantes est elle-même explosive, et le virus essaime par transferts de compétence. Le général Salan, commandant en chef en Indochine, se retrouve en 1962 en Algérie grand promoteur des voitures piégées, dans le cadre de l’OAS, organisant en 1961 ce que Mike Davis nomme des « festivals de plastique» (p. 48) – et l’on retrouve des vétérans de l’OAS dans les GAL (Groupes antiterroristes de libération) montés clandestinement par le premier ministre espagnol Felipe Gonzales pour lutter contre l’ETA dans les années 1980 (p. 136). Transformant l’Alfa Romeo Giulietta, une voiture « svelte, pratique, confortable, sûre et commode » selon la publicité de l’époque, en bombe meurtrière, la Mafia clone en 1963 les pratiques de l’OAS. Et la Corse, qui accueillera des pieds-noirs expulsés d’Algérie en 1962, aura sans aucun doute « emprunté à l’OAS le verbeplastiquer» (p. 52), et probablement d’autres choses suggère Mike Davis. Ces transferts de savoirs issus d’expériences faustiennes se feront parfois par l’entremise de véritables « universités pour voitures piégées », universités populaires si l’on veut, mais fortement disciplinées. Des experts américains ont ainsi secrètement formé des officiers des services secrets pakistanais aux « techniques de sabotage du dernier cri, incluant la fabrication de voitures piégées à l’ANFO » (p. 122). Le « plus grand transfert de technologie terroriste dans l’histoire » (p. 124) selon Mike Davis.




Si, comme le montre ailleurs Arjun Appadurai, les attentats à l’engin piégé « brouillent » les frontières, il faut préciser que les frontières sont déjà brouillées entre les sujets qui président à la constitution de ces bombes. Les services secrets américains sont présents en Indochine, la collusion partielle entre les services secrets britanniques et l’IRA fut parfois avérée. Combats douteux, d’autant plus inextricables que les groupes s’avèrent multiples et les alliances très réversibles, contre-nature parfois comme au Liban au début des années 1980 – 58 groupes armés différents à Beyrouth Ouest à la fin de l’année 1981. Beyrouth devenu « à la technologie de la violence urbaine ce qu’une forêt tropicale est à l’évolution des plantes et des insectes » (p. 89). Ce sont bien ces alliances nocturnes qui favorisent la possibilité des répliques en retour.




Le monde comme colis suspect




L’usage de la voiture-piégée s’inscrit parfaitement dans un monde devenu majoritairement urbain. Pour cette raison, il devient très difficile de distinguer entre terrorisme et guerre de guérilla urbaine, quoi qu’en dise Gérard Chaliand. Pour cette raison encore, et comme l’écrit Mike Davis en conclusion, ce type de pratique a un « bel avenir » devant lui (p. 247). Les années 1990 ont vu se globaliser ce genre d’attentats dans de nombreuses villes du monde, à Lima (le « Beyrouth des Andes »), Pretoria, Alger, Dubrovnik et jusqu’au coeur des USA (premier attentat contre le World Trade Center en 1993, attentat d’Oklahoma City deux ans après). Évolutif, se propageant dans tous les sens par transferts de savoirs, revenant sur le lanceur avec encore plus de force, le virus mobile à explosion a dès aujourd’hui fait le tour de la planète, et constitue un véritable vecteur de globalisation.




En juillet 2007, les attentats manqués de Londres et Glasgow utilisaient l’essence et le gaz propane, plus facilement accessibles que les fertilisants synthétiques de plus en plus surveillés. Nouvelle évolution, nouvelle adaptation. Pour la première fois sur le territoire britannique, les conducteurs avaient décidé de sauter avec leurs véhicules. Un territoire britannique pourtant de plus en plus équipé en caméras de surveillance. Mais toute l’étude menée par Mike Davis montre l’inutilité de telles techniques de surveillance pour parer au danger inhérent à l’explosif mobile. Car il n’y a pas de protections efficaces contre ce virus, pas de vaccin – ce que devraient d’ailleurs finir par accepter ceux qui les emploient. Les Nord-Américains ont cependant essayé de constituer pour eux-mêmes une « Green Zone », une zone sécurisée en Irak – en vain. Nous ne profiterons jamais d’aucune « sécurité universelle » (p. 247) rappelle Mike Davis. Bien entendu, les techniques de détection se perfectionnent, et l’on saura bientôt scanner comme il le faut les véhicules suspects. Mais c’est le monde tout entier qu’il faudra alors suspecter ! Mike Davis montre bien l’impossibilité d’une réelle surveillance globale, et retrouve les conclusions de ses précédents ouvrages (de City of Quartzjusqu’à Le Pire des mondes possibles) : à moins de réformes socio-économiques de grande ampleur et d’une « déprogrammation des esprits » piégés par l’usage immodéré des mobiles explosifs, le contrôle et la sécurisation du territoire – pour reprendre cette formule qui masque le nombre de morts que nécessite une telle sécurisation – ne pourront s’établir que pour « certaines zones résidentielles privilégiées ». Et encore. Et si mal. Conséquence attendue : les attentats se déplaceront de toute façon vers les zones les moins protégées (p. 243-246), les moins rentables. On le sait au moins depuis Marx et La Question juive, les droits de l’humain et leurs techniques associées ont pour centre la défense de la propriété privée.




Il est vrai que ce noir tableau tient sans nul doute à l’objet délibérément choisi par Mike Davis : faire l’histoire d’une technique, d’un moyen dont l’auteur nous montre qu’il peut être utilisé par n’importe qui, selon n’importe quelle viséepolitique ou mafieuse. Voilà qui, partant de la chronique d’une apocalypse annoncée, ne peut conduire qu’à révéler un sombre, global et sanglant n’importe quoi. Choisir l’objet bombe-roulante, c’est nécessairement rendre indistincts les sujets, les motifs et les causes de son utilisation. Mike Davis sait pourtant parfaitement que la technique ne détermine pas de « conséquences sociales automatiques », seules les structures sociales pré-existantes sont « capables de développer ses potentiels et récolter ses effets » (p. 239). Pourquoi dès lors un tel choix, alors qu’en 2003, au cours d’un entretien, Mike Davis déclarait préparer une étude sur « une histoire mondiale du terrorisme révolutionnaire, de 1878 à 1932 » (Les Héros de l’enfer, Textuel, Paris, 2006, p. 63) ? Une réponse se profile : ce n’est pas l’objet voiture-piégée qui est mal choisi, ce n’est pas cette découpe cognitive dans le champ de la réalité qui produit un flottement artificiel des frontières, ce sont lesstructures sociales de l’urbanité globalequi serévèlentet seformenttout à la fois au travers de l’engin piégé. Ce que nous montre le livre de Mike Davis, c’est que le monde est devenu une matière dangereuse, quelque chose de plastique. Dès lors que le moyen de destruction massive, c’est le monde lui-même, on a moins à redouter une attaque terroriste nucléaire qu’une attaque sur les centrales nucléaires existantes.




À ce titre, tout activisme ou toute pensée profondément réformiste, voire d’allure révolutionnaire, devrait avoir le livre de Mike Davis sur sa table de chevet. La séquence 1920-2007, qui succède en quelque sorte à la séquence anarcho-nihiliste 1878-1932, décrit l’état du monde. Plus que jamais, la « notion de terrorisme » est une « sinistre catégorie attrape-tout » [Les Héros de l’enfer, p. 66]. Plus que jamais, « terroriste » est une « épithète de cours de récréation dans le business sérieux de la géopolitique » (p. 190) où l’opposition entre instances étatiques et non-étatiques, macro-politiques et micro-politiques ne vaut plus ; « Moins une Internationale organisée au vieux sens marxiste du terme qu’une écologie diffuse de la terreur et de la résistance » (p. 191), situation parfaitement symbolisée par Al-Qaida. C’est peut-être que la géo-politique du terrorisme a tout attrapé. Toute pensée de la transformation radicale doit désormais savoir sur quelle Terre elle met les pieds, elle doit apprendre à peser méticuleusement son Acte, à le retenir prudemment, à le tourner sept fois dans son repaire avant que d’y passer. On ne peut pas expérimenter la politique aujourd’hui comme au temps des charrettes.





Frédéric Neyrat
Frédéric Neyrat est docteur en philosophie, directeur de programme au Collège international de philosophie. Il a notamment publié Fantasme de la communauté absolue ; L'Image hors-l'image ; Surexposés : le monde, le capital, la terre ; L'Indemne. Heidegger et la destruction du monde ; Biopolitique des catastrophes ; Instructions pour une prise d'âmes. Artaud et l'envoûtement occidental; ainsi que Le Terrorisme. La tentation de l'abîme.
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Pour citer cet article : Frédéric Neyrat, « Avatars du mobile explosif », in La Revue Internationale des Livres et des Idées, 22/11/2007, url: http://www.revuedeslivres.net/articles.php?idArt=19
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Giuseppe Cocco - Le laboratoire sud-américain

à propos de
Marc Saint-Upéry, Le Rêve de Bolivar. Le défi des gauches sud-américaines


Emir Sader - Construire une nouvelle hégémonie

Maurizio Lazzarato - Mai 68, la « critique artiste » et la révolution néolibérale

à propos de
Luc Boltanski et Ève Chiapello, Le Nouvel Esprit du capitalisme


Carl Henrik Fredriksson - La re-transnationalisation de la critique littéraire

Harry Harootunian - Surplus d’histoires, excès de mémoires

à propos de
Enzo Traverso, Le Passé, modes d’emploi. Histoire, mémoire, politique


Stephen Bouquin - La contestation de l’ordre usinier ou les voies de la politique ouvrière

à propos de
Xavier Vigna, L’Insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines


Jérôme Vidal - La compagnie des Wright

Nicolas Hatzfeld, Xavier Vigna, Kristin Ross, Antoine Artous, Patrick Silberstein et Didier Epsztajn - Mai 68 : le débat continue

à propos de
Xavier Vigna, « Clio contre Carvalho. L’historiographie de 68 », publié dans la RILI n° 5


Nicolas Hatzfeld - L’insubordination ouvrière, un incontournable des années 68

à propos de
Xavier Vigna, L’Insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines


Thierry Labica - L’Inde, ou l’utopie réactionnaire

à propos de
Roland Lardinois, L’Invention de l’Inde. Entre ésotérisme et science


Christophe Montaucieux - Les filles voilées peuvent-elles parler ?

à propos de
Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian, Les Filles voilées parlent


Yves Citton et Philip Watts - gillesdeleuzerolandbarthes.

à propos de
Les cours de Gilles Deleuze en ligne
François Dosse, Gillesdeleuzefélixguattari. Biographie croisée
Roland Barthes, Le Discours amoureux. Séminaire de l’École pratique des hautes études


Journal d’Orville Wright, 1902 / 1903

Yves Citton - Il faut défendre la société littéraire

à propos de
Jacques Bouveresse, La Connaissance de l’écrivain. Sur la littérature, la vérité et la vie
Tzvetan Todorov, La Littérature en péril
Pierre Piret (éd.), La Littérature à l’ère de la reproductibilité technique. Réponses littéraires aux nouveaux dispositifs représentatifs créés par les médias modernes
Emmanuel Le Roy Ladurie, Jacques Berchtold & Jean-Paul Sermain, L’Événement climatique et ses représentations (xviie – xixe siècles)


Marc Escola - Voir de loin. Extension du domaine de l'histoire littéraire

à propos de
Franco Moretti, Graphes, cartes et arbres. Modèles abstraits pour une autre histoire de la littérature


Xavier Vigna - Clio contre Carvalho. L'historiographie de 68

à propos de
Antoine Artous, Didier Epstajn et Patrick Silberstein (coord.), La France des années 68
Serge Audier, La Pensée anti-68
Philippe Artières et Michelle Zancarini-Fournel (dir.), 68, une histoire collective
Dominique Damamme, Boris Gobille, Frédérique Matonti et Bernard Pudal, Mai-juin 68


Peter Hallward - L'hypothèse communiste d'Alain Badiou

à propos de
Alain Badiou, De Quoi Sarkozy est-il le nom ? Circonstances, 4


François Cusset - Le champ postcolonial et l'épouvantail postmoderne

à propos de
Jean-Loup Amselle, L’Occident décroché. Enquête sur les postcolonialismes


Warren Montag - Sémites, ou la fiction de l’Autre

à propos de
Gil Anidjar, Semites : Race, Religion, Literature


Alain de Libera - Landerneau terre d'Islam

Frédéric Neyrat - Géo-critique du capitalisme

à propos de
David Harvey, Géographie de la domination


Les « temps nouveaux », le populisme autoritaire et l’avenir de la gauche. Détour par la Grande-Bretagne

à propos de
Stuart Hall, Le Populisme autoritaire. Puissance de la droite et impuissance de la gauche au temps du thatchérisme et du blairisme


Artistes invités dans ce numéro

Elsa Dorlin - Donna Haraway: manifeste postmoderne pour un féminisme matérialiste

à propos de
Donna Haraway, Manifeste cyborg et autres essais


François Héran - Les raisons du sex-ratio

à propos de
Éric Brian et Marie Jaisson, Le Sexisme de la première heure :


Michael Hardt - La violence du capital

à propos de
Naomi Klein, The Shock Doctrine


Giorgio Agamben et Andrea Cortellessa - Le gouvernement de l'insécurité

Cécile Vidal - La nouvelle histoire atlantique: nouvelles perspectives sur les relations entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques du xve au xixe siècle

à propos de
John H. Elliott, Empires of the Atlantic World
John H. Elliott, Imperios del mundo atlántico


Antonio Mendes - A bord des Négriers

à propos de
Marcus Rediker, The Slave Ship. A Human History


Nicolas Hatzfeld - 30 ans d'usine

à propos de
Marcel Durand, Grain de sable sous capot. Résistance et contre-culture ouvrière


Charlotte Nordmann - La philosophie à l'épreuve de la sociologie

à propos de
Louis Pinto, La vocation et le métier de philosophe


Enzo Traverso - Allemagne nazie et Espagne inquisitoriale. Le comparatisme historique de Christiane Stallaert

à propos de
Christiane Stallaert, Ni Una Gota De Sangre Impura


Stéphane Chaudier - Proust et l'antisémitisme

à propos de
Alessandro Piperno, Proust antijuif


Artistes invités dans ce numéro

Enzo Traverso - Interpréter le fascisme

à propos de
George L. Mosse, Zeev Sternhell, Emilio Gentile,


Guillermina Seri - Terreur, réconciliation et rédemption : politiques de la mémoire en Argentine

Daniel Bensaïd - Et si on arrêtait tout ? "L'illusion sociale" de John Holloway et de Richard Day

à propos de
John Holloway, Changer le monde sans prendre le pouvoir
Richard Day, Gramsci is dead


Chantal Mouffe - Antagonisme et hégémonie. La démocratie radicale contre le consensus néolibéral

Slavoj Zizek - La colère, le ressentiment et l’acte

à propos de
Peter Sloterdijk, Colère et Temps


Isabelle Garo - Entre démocratie sauvage et barbarie marchande

Catherine Deschamps - Réflexions sur la condition prostituée

à propos de
Lilian Mathieu, La Condition prostituée


Yves Citton - Pourquoi punir ? Utilitarisme, déterminisme et pénalité (Bentham ou Spinoza)

à propos de
Xavier Bébin, Pourquoi punir ?


Jérôme Vidal - Les formes obscures de la politique, retour sur les émeutes de novembre 2005

à propos de
Gérard Mauger, L’Émeute de novembre 2005 : une révolte protopolitique


Artistes invités dans ce numéro

Judith Butler - « Je suis l’une des leurs, voilà tout » : Hannah Arendt, les Juifs et les sans-état

à propos de
Hannah Arendt, The Jewish Writings


Christian Laval - Penser le néolibéralisme

à propos de
Wendy Brown, Les Habits neufs de la politique mondiale


Yves Citton - Projectiles pour une politique postradicale

à propos de
Bernard Aspe, L’Instant d’après. Projectiles pour une politique à l’état naissant
David Vercauteren, Micropolitiques des groupes. Pour une écologie des pratiques collectives


Philippe Pignarre - Au nom de la science

à propos de
Sonia Shah , Cobayes humains


Jérôme Vidal - Gérard Noiriel et la République des « intellectuels »

à propos de
Gérard Noiriel, Les Fils maudits de la République


Marc Escola - Les fables théoriques de Stanley Fish

à propos de
Stanley Fish, Quand lire c’est faire, L’autorité des communautés interprétatives


Artistes invités dans ce numéro

Philippe Minard - Face au détournement de l’histoire

à propos de
Jack Goody, The Theft of History


Vive la pensée vive !

Yves Citton - Éditer un roman qui n’existe pas

à propos de
Jean Potocki, Manuscrit trouvé à Saragosse


Frédéric Neyrat - à l’ombre des minorités séditieuses

à propos de
Arjun Appadurai, Géographie de la colère : La violence à l’âge de la globalisation


Frédéric Neyrat - Avatars du mobile explosif

à propos de
Mike Davis, Petite histoire de la voiture piégée


Thierry Labica et Fredric Jameson - Le grand récit de la postmodernité

à propos de
Fredric Jameson, Le Postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif
Fredric Jameson, La Totalité comme complot


Alberto Toscano - L’anti-anti-totalitarisme

à propos de
Michael Scott Christofferson, French Intellectuals Against the Left


Jérôme Vidal - Silence, on vote : les «intellectuels» et le Parti socialiste

Artistes invités dans ce numéro