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Le gouvernement de l'insécurité

Entretien avec Andrea Cortellessa

par Giorgio Agamben et Andrea Cortellessa

Dans une interview accordée à La Repubblica , Giuliano Amato, le ministre de l’intérieur italien et promoteur d’une « initiative pour la sécurité  », a déclaré que, sur le thème de la sécurité, il n’est pas besoin de faire intervenir la « philosophie » parce que « tout ce que demandent les gens, c’est que le gouvernement soit efficace ». Une telle déclaration ne pouvait que résonner comme une invitation à interroger sur ces questions Giorgio Agamben, un des philosophes qui, ces dernières années, en Italie et ailleurs, ont le plus travaillé sur les dispositifs politiques et leurs généalogies. Cet entretien a été réalisé à Venise, en novembre 2007, au moment précis où l’Italie, après la mort d’un supporter de la Lazzio Rome, se préparait à des émeutes urbaines – qui éclatèrent, avec ponctualité, à l’heure où s’ouvraient les journaux télévisés.



ANDREA CORTELLESSA : Le thème de la sécurité est depuis longtemps maintenant une priorité de notre agenda politique. Les sondages suggèrent qu’il est au premier rang des préoccupations de électeurs : c’est autour de cette question que se détermineraient les intentions de vote. Ce phénomène n’est évidemment pas propre à l’Italie. L’intérêt des médias pour la question sécuritaire est allé croissant tout au long des années 1990, pour atteindre un sommet après le 11 septembre 2001. Il est assez remarquable, par ailleurs, que ce qui en Occident est défini, selon une expression remarquable, commesentiment d’insécurité[percezione di insicurezza] est en augmentation constante, alors même que les statistiques indiquent une baisse proportionnelle, durant la même période, du nombre des délits.



GIORGIO AGAMBEN : Comme c’était déjà le cas pour l’état d’exception, la sécurité est aujourd’hui devenue un véritable paradigme de gouvernement. C’est pourquoi il importe d’interroger les fondements du concept même de sécurité, de se demander d’où il vient, quelle est aujourd’hui sa fonction, dans quelle stratégie il s’inscrit. Michel Foucault a été le premier, dans son cours au Collège de France de 1977-1978, à indiquer les origines de ce concept . Il a montré comment ce dernier naît des méthodes de gouvernement prônées par Quesnay et les physiocrates à la veille de la Révolution française. Le principal problème de la société de cette époque était la famine. Jusqu’alors, les gouvernements avaient essayé d’y parer en emmagasinant les céréales, en limitant les exportations, etc. Les résultats étaient souventdésastreux. L’idée de Quesnay était qu’il n’était pas possible de prévenir les famines et que, dans tous les cas, ce type de réponses était encore plus dommageable que ce qu’elles prétendaient empêcher. C’est ici qu’intervient le modèle que Quesnay définit comme la « sécurité » : il s’agit de laisser advenir les famines, puis, une fois qu’elles se sont produites, d’être en mesure d’intervenir et de gouverner dans la direction la plus opportune.



Le discours actuel sur la sécurité, contrairement à ce qu’affirme la propagande des gouvernements, n’a pas non plus pour finalité de prévenir les attentats terroristes ou d’autres formes de désordre public ; sa fonction est en réalité de contrôler et d’intervenir a posteriori. Après les troubles qui se sont produits lors du sommet du G8 à Gênes, en juillet 2001, un haut fonctionnaire de la police a déclaré aux magistrats qui enquêtaient sur le comportement des forces de l’ordre que le gouvernement ne voulait pas maintenir l’ordre, mais plutôt gérer le désordre. On n’avait jamais auparavant dit de manière aussi franche et juste ce qu’est aujourd’hui la pratique des gouvernements, tant en politique extérieure (voyez la politique des États-Unis, dont la visée semble être de créer une situation de désordre permanent) qu’en politique intérieure. Aujourd’hui, l’objectif n’est pas l’ordre, mais plutôt la gestion du désordre. Les mesures biométriques – comme le contrôle rétinien à la frontière des États-Unis, que d’autres gouvernements souhaiteraient mettre en oeuvre – sont les héritières directes de la fonction et du type des pratiques destinées au XIXe siècle à empêcher les criminels de récidiver – et non pas à prévenir leurs agissements – comme la photographie d’identité judiciaire de Bertillon ou les empreintes digitales de Galton. Il est évident que de tels contrôles ne peuvent en aucune façon empêcher les délits : s’ils peuvent empêcher quelque chose, c’est tout au plus que l’individu qui a déjà commis tel type de délit ne le commette de nouveau.



AC : Ces pratiques sont donca fortioriinefficaces s’agissant d’un kamikaze, qui, par définition, n’agit qu’une seule fois !



GA : Les mesures de ce genre n’ont pas été conçues pour remplir une fonction de prévention, et elles ne conviennent toujours pas à l’exercice d’une telle fonction. Mais s’il est clair que la sécurité est un paradigme de gouvernement, dont le sens est très différent de ce qu’on voudrait faire croire au public, il est nécessaire de s’interroger sur la nature véritable de la démocratie aujourd’hui. Une démocratie réduite à n’avoir pour seul paradigme de gouvernement et pour seul objectif que l’état d’exception et la sécurité – la sécurité faisant du reste organiquement partie de l’état d’exception – n’est plus une démocratie. Je me souviens qu’après la seconde guerre mondiale, certains chercheurs en sciences politiques sans scrupules, par exemple Rossiter Clinton, ont déclaré sans ambages que pour défendre la démocratie aucun sacrifice n’était trop cher payé, y compris la suspension de la démocratie. Nous vivons aujourd’hui un scénario similaire. L’idéologie de la sécurité intérieure vise à justifier des mesures qui minent l’essence même de la démocratie, et qui, d’un point de vue juridique, ne peuvent être qualifiées que de barbares.



AC : Que pensez-vous de l’initiative de Walter Veltroni d’envoyer des bulldozers sur un terrain occupé par des gens du voyage le lendemain du meurtre de Giovanna Reggiani à Tor di Quinto , ou de celle du gouvernement Prodi de promulguer en un temps record un décret-loi qui, de fait, suspend unilatéralement le traité de Schengen et rend possible l’expulsion immédiate de citoyens de l’Union européenne accusés de certains crimes ? On a profité de la vague d’émotion suscité par ce crime, qui n’a laissé qu’un jour de réflexion au public, pour franchir une nouvelle étape dans la logique sécuritaire. Cela n’aurait certainement pas été le cas si cette décision avait été soumise à un débat parlementaire qui aurait sans aucun doute été houleux. Cette capacité à évoluer dans un perpétuel état d’urgence me paraît représenter un saut qualitatif inquiétant pour les politiques gouvernementales dont nous parlons.



GA : Le plus inquiétant, dans cette situation, c’est le silence des juristes. La culture juridique qui permettrait de protester contre des mesures législatives qui violent les principes les plus élémentaires du droit fait défaut. Par exemple, dans « l’initiative pour la sécurité » annoncé à plusieurs reprises par Giuliano Amato (et qu’il sera évidemment plus facile d’évaluer dans sa version définitive), il y a certaines dispositions – comme celles contre la pédophilie sur l’Internet – qui, en réalité, reviennent à criminaliser l’intention. Dans l’histoire du droit, l’intention peut constituer un facteur aggravant du crime, mais elle ne peut en aucun cas être considérée comme un crime en soi. Sur cette base, n’importe qui peut être mis en prison.



AC : La chose est plus claire encore dans ce cas que dans celui du délit d’opinion, où les poursuites sont du moins engagées sur la base de l’expression effective d’une opinion, tandis qu’avec le « délit d’intention » on rend passible de poursuites judiciaires quelque chose qui demeure purement intérieur.




GA : Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. D’un point de vue juridique, nous sommes confrontés à la barbarie absolue. Nous avons récemment vu s’élever, dans de nombreux pays soi-disant démocratiques, des débats sur l’opportunité de pratiquer la torture. Si un historien du droit comparait sur ce point les dispositifs juridiques de l’époque du fascisme et ceux en vigueur aujourd’hui, je crains qu’il ne lui faille conclure en notre défaveur. Il existe encore des lois, promulguées au cours desdites « années de plomb », lois qu’aucun gouvernement de gauche n’a jugé bon de suspendre, qui interdisent d’accueillir quelqu’un dans sa maison sans le signaler à la police dans les vingt-quatre heures. Il me semble que personne ne les applique et que chacun continue d’accueillir des amis chez soi sans pour autant les dénoncer à la police. La plupart des gens ne savent probablement même pas que cette loi est en vigueur : pourtant, elle punit un tel comportement de six mois de prison au minimum !



AC : Une chose me frappe beaucoup dans vos réflexions, c’est la façon dont cet état de choses déforme notre perception du temps. Que ce soient les contrôles biométriques, présentés comme préventifs mais en réalité efficaces après-coup, ou que ce soit une mesure portant sur l’intention de délit sexuel, qui sanctionne au contraire des délits qui n’ont pas encore été commis (ce qui n’est pas sans rappeler la nouvelle de Philip K. Dick,Minority Report, que Steven Spielberg a portée il y a quelque temps à l’écran), tout cela institue unfaux présent. Ces deux dispositifs agissent en premier lieu sur notre mentalité. Et l’un et l’autre – comme vous le disiez à propos de certaines lois promulguées à l’époque des « années de plomb », qui sont toujours en vigueur, bien qu’« en sommeil », dans un contexte qui a complètement changé − visent à conditionner notre futur, à le reconfigurer comme extension indéterminée de notre présent. Voilà qui fonde non seulement un droit, mais aussi une mentalité d’urgence.



GA : Prenez le cas du projet de création d’une banque de données ADN. De tout ce que propose cette fameuse « initiative pour la sécurité », c’est l’une des mesures les plus scandaleuses, qui témoignent de la plus grande irresponsabilité. Les historiens savent que ce sont les photographies sur les cartes d’identité et les cartes professionnelles qui ont permis aux nazis dans les pays qu’ils occupaient (en Hollande et en Belgique en particulier) d’identifier les Juifs et d’organiser leur déportation. Que se passera-t-il le jour où un « dictateur » disposera d’un fichier biométrique et d’une base de données ADN de tous les citoyens ?



AC : Ce genre de paradoxes – suspendre la démocratie pour la défendre – me conduit à penser qu’est entrée en crise la seule valeur héritée de la Révolution française qui semblait pouvoir encore mobiliser une société comme la nôtre, valeur que l’on brandit à la moindre occasion de tous côtés, y compris des plus improbables : la Liberté.



GA : Dans la société postindustrielle avancée, c’est déjà dans une large mesure un état de fait. Les limitations de sa liberté que le citoyen des pays dits démocratiques est maintenant prêt à accepter sont infiniment plus importantes que celles auxquelles il aurait consenti il y a encore vingt ans. Il suffit de penser à la manière dont s’est diffusée l’idée que les espaces publics, les places et les rues − ces lieux institutionnels de la liberté et de la démocratie – doivent être constamment surveillés par des caméras. Un tel environnement n’est pas celui d’une ville, c’est celui d’une prison ! Est-il libre celui qui se promène dans un espace constamment surveillé ? Jamais l’humanité n’a vu ses gestes et ses modes de vie aussi subtilement contrôlés et limités. Et toute une technologie est à l’oeuvre pour que cela arrive sans que nous en ayons conscience. Par exemple, les entreprises qui produisent des dispositifs de contrôle biométrique – qui représentent déjà aujourd’hui, et demain plus encore, de gros intérêts économiques et commerciaux – recommandent à leurs clients d’habituer à ce genre de dispositifs les sujets auxquels ils sont destinés dès leur plus jeune âge. Il faut donc les installer dans les jardins d’enfants, les écoles élémentaires, à l’entrée de la cantine dans les lycées… Une fois qu’il s’y est progressivement habitué, l’individu ne verra aucun mal à ce que chacun de ses gestes soit l’objet d’un contrôle quotidien et constant. L’objectif est de former des citoyens auxquels on a ôté leur liberté et, plus grave encore, qui ne s’en rendent même pas compte.



AC : Il est important de bien voir que tout cela se passe au nom de la démocratie et de la défense de la société. Nous sommes face à ce qui est avant tout une mystification terminologique et linguistique du type de celle qui avait été prophétisée par George Orwell dans1984. La guerre, c’est la paix ; l’esclavage, c’est la liberté. L’histoire linguistique des pratiques de guerre de ces quinze dernières années le montre très clairement, il me semble.



GA : De nombreux termes dont nous continuons à nous servir ont progressivement perdu leur sens. Ainsi les guerres nous sont présentées comme des opérations de police ; de même, la démocratie désigne maintenant simplement une pratique de gouvernement de l’économie et de contrôle sécuritaire. Elle est devenue ce qui au XVIIIe siècle s’appelait la « police » et que l’on distinguait de la politique – « la science de la police » (Polizeiwissenschaft) était alors opposée à la tradition de la pensée politique. Naturellement, une part importante de cette transformation est le fait des médias qui perdent chaque jour un peu plus leur fonction critique et qui doivent aujourd’hui être considérés comme un organe de gouvernement. Le déclin de la culture juridique ainsi que la disparition d’une classe véritablement autonome de juristes ont ensuite permis d’étendre la confusion. Il y a quelques années, Paolo Prodi, le frère du président du Conseil , évoquait un véritable « suicide du droit », une autodestruction, produit d’un délire de toute-puissance, de l’idée qu’il est possible de normer toutes choses juridiquement, y compris celles qui concernaient autrefois l’éthique, la religion, la sexualité, jusqu’aux moindres gestes et comportements quotidiens. Les juristes savent, ou devraient savoir, que si le droit emprunte cette voie, il se condamne à la destruction. Le droit n’a de sens que s’il reconnaît d’autres sphères avec lesquelles il entretient une relation dialectique de limitation réciproque. Si cette dialectique échoue, s’il n’y a plus de limites au pouvoir du droit, il devient techniquement possible d’élaborer des normes comme celles qu’a produites le régime nazi.



AC : Ce n’est pas seulement un problème propre au droit. Cet état de choses évide le politique de ses prérogatives. La politique comprise comme débat d’opinions n’a littéralement plus d’espace.




GA : Aujourd’hui, le pouvoir politique a pris une forme unique de gouvernement des hommes et des choses, à savoir celle d’une économie. Lorsqu’au XVIIIe siècle le terme « économie » entre dans le vocabulaire politique, il signifie simplement « gouvernement ». Rousseau écrivait indifféremment « l’économie publique » ou « le gouvernement ». Nous sommes maintenant tellement habitués à identifier la politique au gouvernement qu’on en oublie que, jusqu’au seuil de l’âge moderne, ce n’était pas le souverain qui réglait le mode de vie des sujets. Ce mode de vie relevait bien plutôt de la compétence de l’Église. Son activité pastorale est d’ailleurs à l’origine de bon nombre des pratiques de gouvernement actuelles. Si la politique est réduite au gouvernement, alors se met en place un processus dans lequel les critères internes de la gouvernementalité tendent à effacer les frontières entre l’éthique, la politique, le droit et l’économie. On pense que tout est matière à gestion, à la limite sous la forme – que les raisons écologiques rendent toujours plus vraisemblables – d’une gestion de la catastrophe.



AC : Ce n’est pas un hasard si tout cela intervient à un moment où toutes les forces de gauche, au Parlement comme dans la société qui l’exprime, semblent n’avoir pour seul souci que le fétiche de la gouvernabilité. Toutes les formes d’opposition se sabordent elles-mêmes en raison du dogme de l’efficacité gouvernementale. Cela n’a pas toujours été le cas. Il suffit de se souvenir des mouvements des années 1970 pour se rendre compte à quel point certains vastes secteurs du politique ne se souciaient ni d’encourager ni d’entraver des processus gouvernementaux déterminés ; ils se situaient justement sur un autreplan(avec tous les problèmes qui résultent d’une telle approche). Aujourd’hui, ceplann’existe plus, ou a été réduit à la portion congrue, ce qui a contribué à éloigner la gauche de toutes formes de conflictualité. Mais cela a surtout eu une conséquence beaucoup plus grave, celle d’interdire toute forme de « politicité » à chaque individu. Il s’agit là d’un évidement de la « démocratie » en termes, dirais-je, en premier lieu, étymologiques.



GA : La tendance irrésistible de la machine gouvernementale est de faire des citoyens de purs objets passifs dans les mains de l’État, et de faire en sorte que ses activités ne connaissent d’autres limites que les siennes propres... Nous devons réfléchir à tout cela, d’autant plus que la tradition démocratique, en particulier à gauche, ne s’est jamais penchée sérieusement sur la question du gouvernement; elle considérait ce dernier comme une superstructure ou comme un pouvoir simplement exécutif, en fin de compte secondaire. Rien n’est plus éloigné de la vérité. Mes recherches sur la généalogie de la gouvernementalité m’ont confronté à un problème décisif : le vrai secret de la politique, ce n’est pas la souveraineté, mais le gouvernement ; pas le roi, mais son ministre ; pas la loi, mais la police et l’exécutif. C’est d’autant plus vrai aujourd’hui que, comme c’est le cas en Italie, l’exécutif fait lui-même les lois, le plus souvent sous la forme de décrets que le Parlement se borne à ratifier.



AC : De cette manière, l’exécutif n’a plus besoin de personne pour qu’on s’exécute ! Mais il semble que les crises de confiance de plus en plus fréquentes à l’égard de la classe politique – de Tangentopoli à la controverse actuelle surLa Casta –, crises qui constituent certainement une menace pour la démocratie, soient toutefois le signe que, d’une certaine manière, peut-être irrationnelle et viscérale, cette dégénérescence (dont vous avez tracé la généalogie) a été partiellement perçue par les citoyens. L’impatience à l’égard des collectivités locales, qui sont notre interface la plus directe avec l’appareil gouvernemental, est par exemple devenue très importante.



GA : Ce phénomène est symptomatique d’une crise bien plus grave, qui concerne les fondements mêmes de la démocratie. Je crois qu’aujourd’hui le pacte de confiance réciproque entre les citoyens et les hommes politiques, les gouvernants et les gouvernés, a laissé la place à une curieuse forme de méfiance réciproque. Le gouvernement traite tous les citoyens comme des terroristes en puissance (d’où l’imposition généralisée de contrôles biométriques), et les citoyens considèrent que la classe politique est foncièrement corrompue. Le consensus actuel repose uniquement sur les médias, comme pouvoir de distraction et de pacification. Mais il s’agit d’un consensus de papier, par conséquent fragile et, de plus, d’une nature essentiellement non politique. De la même façon, les élections sont de moins en moins politiques et elles ressemblent de plus en plus aux sondages d’opinion – lesquels finiront tôt ou tard par les remplacer.



Venise, le 11 novembre 2007.



■ Traduction d’Anna Giacchetti,
avec l’aimable participation de Chiara Bonfiglioli



Andrea Cortellessa
Né à Rome en 1968, il enseigne la littérature comparée à l'université de Rome III. Son dernier livre paru est La Fisica del senso. Saggi e interventi su poeti italiani dal 1940 a oggi, Fazi, Rome, 2006. Il a édité pour Adelphi les textes de Giorgio Manganelli, Elio Pagliarani et Giovanni Raboni, et a conçu et dirigé la collection Fuoriformato pour Le Lettere. Il contribue entre autre à Stampa, TuttoLibri, Poesia, L'Indice dei libri del mese et fait partie de la rédaction de Verri. Enfin, elle contribue à des programmes culturels sur RAI-Radio Tre.

Giorgio Agamben
Philosophe italien, enseignant à l'université IUAV de Venise, il est spécialiste des philosophies de Marx et de Heidegger. Il a également enseigné au Collège international de philosophie de Paris et à l'université de Macerata en Italie. Il est l'auteur, notamment, d'Homo Sacer : Le pouvoir souverain et la vie nue, d'Etat d'exception et de La Communauté qui vient. Son dernier ouvrage, Il Regno e la Gloria. Per una genealogia teologica dell'economica e del governo, a paru en 2007 (un compte rendu par Antonio Negri en a été publié dans le numéro 3 de La Revue internationale des livres et des idées).
Pour citer cet article : Giorgio Agamben et Andrea Cortellessa, « Le gouvernement de l'insécurité », in La Revue Internationale des Livres et des Idées, 24/02/2009, url: http://www.revuedeslivres.net/articles.php?idArt=118
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Claire Saint-Germain - Le double discours de la réforme de l’école

Yann Moulier Boutang - Le prisme de la crise des subprimes :la seconde mort de Milton Friedman

Giuseppe Cocco - Le laboratoire sud-américain

à propos de
Marc Saint-Upéry, Le Rêve de Bolivar. Le défi des gauches sud-américaines


Emir Sader - Construire une nouvelle hégémonie

Maurizio Lazzarato - Mai 68, la « critique artiste » et la révolution néolibérale

à propos de
Luc Boltanski et Ève Chiapello, Le Nouvel Esprit du capitalisme


Carl Henrik Fredriksson - La re-transnationalisation de la critique littéraire

Harry Harootunian - Surplus d’histoires, excès de mémoires

à propos de
Enzo Traverso, Le Passé, modes d’emploi. Histoire, mémoire, politique


Stephen Bouquin - La contestation de l’ordre usinier ou les voies de la politique ouvrière

à propos de
Xavier Vigna, L’Insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines


Jérôme Vidal - La compagnie des Wright

Nicolas Hatzfeld, Xavier Vigna, Kristin Ross, Antoine Artous, Patrick Silberstein et Didier Epsztajn - Mai 68 : le débat continue

à propos de
Xavier Vigna, « Clio contre Carvalho. L’historiographie de 68 », publié dans la RILI n° 5


Nicolas Hatzfeld - L’insubordination ouvrière, un incontournable des années 68

à propos de
Xavier Vigna, L’Insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines


Thierry Labica - L’Inde, ou l’utopie réactionnaire

à propos de
Roland Lardinois, L’Invention de l’Inde. Entre ésotérisme et science


Christophe Montaucieux - Les filles voilées peuvent-elles parler ?

à propos de
Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian, Les Filles voilées parlent


Yves Citton et Philip Watts - gillesdeleuzerolandbarthes.

à propos de
Les cours de Gilles Deleuze en ligne
François Dosse, Gillesdeleuzefélixguattari. Biographie croisée
Roland Barthes, Le Discours amoureux. Séminaire de l’École pratique des hautes études


Journal d’Orville Wright, 1902 / 1903

Yves Citton - Il faut défendre la société littéraire

à propos de
Jacques Bouveresse, La Connaissance de l’écrivain. Sur la littérature, la vérité et la vie
Tzvetan Todorov, La Littérature en péril
Pierre Piret (éd.), La Littérature à l’ère de la reproductibilité technique. Réponses littéraires aux nouveaux dispositifs représentatifs créés par les médias modernes
Emmanuel Le Roy Ladurie, Jacques Berchtold & Jean-Paul Sermain, L’Événement climatique et ses représentations (xviie – xixe siècles)


Marc Escola - Voir de loin. Extension du domaine de l'histoire littéraire

à propos de
Franco Moretti, Graphes, cartes et arbres. Modèles abstraits pour une autre histoire de la littérature


Xavier Vigna - Clio contre Carvalho. L'historiographie de 68

à propos de
Antoine Artous, Didier Epstajn et Patrick Silberstein (coord.), La France des années 68
Serge Audier, La Pensée anti-68
Philippe Artières et Michelle Zancarini-Fournel (dir.), 68, une histoire collective
Dominique Damamme, Boris Gobille, Frédérique Matonti et Bernard Pudal, Mai-juin 68


Peter Hallward - L'hypothèse communiste d'Alain Badiou

à propos de
Alain Badiou, De Quoi Sarkozy est-il le nom ? Circonstances, 4


François Cusset - Le champ postcolonial et l'épouvantail postmoderne

à propos de
Jean-Loup Amselle, L’Occident décroché. Enquête sur les postcolonialismes


Warren Montag - Sémites, ou la fiction de l’Autre

à propos de
Gil Anidjar, Semites : Race, Religion, Literature


Alain de Libera - Landerneau terre d'Islam

Frédéric Neyrat - Géo-critique du capitalisme

à propos de
David Harvey, Géographie de la domination


Les « temps nouveaux », le populisme autoritaire et l’avenir de la gauche. Détour par la Grande-Bretagne

à propos de
Stuart Hall, Le Populisme autoritaire. Puissance de la droite et impuissance de la gauche au temps du thatchérisme et du blairisme


Artistes invités dans ce numéro

Elsa Dorlin - Donna Haraway: manifeste postmoderne pour un féminisme matérialiste

à propos de
Donna Haraway, Manifeste cyborg et autres essais


François Héran - Les raisons du sex-ratio

à propos de
Éric Brian et Marie Jaisson, Le Sexisme de la première heure :


Michael Hardt - La violence du capital

à propos de
Naomi Klein, The Shock Doctrine


Giorgio Agamben et Andrea Cortellessa - Le gouvernement de l'insécurité

Cécile Vidal - La nouvelle histoire atlantique: nouvelles perspectives sur les relations entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques du xve au xixe siècle

à propos de
John H. Elliott, Empires of the Atlantic World
John H. Elliott, Imperios del mundo atlántico


Antonio Mendes - A bord des Négriers

à propos de
Marcus Rediker, The Slave Ship. A Human History


Nicolas Hatzfeld - 30 ans d'usine

à propos de
Marcel Durand, Grain de sable sous capot. Résistance et contre-culture ouvrière


Charlotte Nordmann - La philosophie à l'épreuve de la sociologie

à propos de
Louis Pinto, La vocation et le métier de philosophe


Enzo Traverso - Allemagne nazie et Espagne inquisitoriale. Le comparatisme historique de Christiane Stallaert

à propos de
Christiane Stallaert, Ni Una Gota De Sangre Impura


Stéphane Chaudier - Proust et l'antisémitisme

à propos de
Alessandro Piperno, Proust antijuif


Artistes invités dans ce numéro

Enzo Traverso - Interpréter le fascisme

à propos de
George L. Mosse, Zeev Sternhell, Emilio Gentile,


Guillermina Seri - Terreur, réconciliation et rédemption : politiques de la mémoire en Argentine

Daniel Bensaïd - Et si on arrêtait tout ? "L'illusion sociale" de John Holloway et de Richard Day

à propos de
John Holloway, Changer le monde sans prendre le pouvoir
Richard Day, Gramsci is dead


Chantal Mouffe - Antagonisme et hégémonie. La démocratie radicale contre le consensus néolibéral

Slavoj Zizek - La colère, le ressentiment et l’acte

à propos de
Peter Sloterdijk, Colère et Temps


Isabelle Garo - Entre démocratie sauvage et barbarie marchande

Catherine Deschamps - Réflexions sur la condition prostituée

à propos de
Lilian Mathieu, La Condition prostituée


Yves Citton - Pourquoi punir ? Utilitarisme, déterminisme et pénalité (Bentham ou Spinoza)

à propos de
Xavier Bébin, Pourquoi punir ?


Jérôme Vidal - Les formes obscures de la politique, retour sur les émeutes de novembre 2005

à propos de
Gérard Mauger, L’Émeute de novembre 2005 : une révolte protopolitique


Artistes invités dans ce numéro

Judith Butler - « Je suis l’une des leurs, voilà tout » : Hannah Arendt, les Juifs et les sans-état

à propos de
Hannah Arendt, The Jewish Writings


Christian Laval - Penser le néolibéralisme

à propos de
Wendy Brown, Les Habits neufs de la politique mondiale


Yves Citton - Projectiles pour une politique postradicale

à propos de
Bernard Aspe, L’Instant d’après. Projectiles pour une politique à l’état naissant
David Vercauteren, Micropolitiques des groupes. Pour une écologie des pratiques collectives


Philippe Pignarre - Au nom de la science

à propos de
Sonia Shah , Cobayes humains


Jérôme Vidal - Gérard Noiriel et la République des « intellectuels »

à propos de
Gérard Noiriel, Les Fils maudits de la République


Marc Escola - Les fables théoriques de Stanley Fish

à propos de
Stanley Fish, Quand lire c’est faire, L’autorité des communautés interprétatives


Artistes invités dans ce numéro

Philippe Minard - Face au détournement de l’histoire

à propos de
Jack Goody, The Theft of History


Vive la pensée vive !

Yves Citton - Éditer un roman qui n’existe pas

à propos de
Jean Potocki, Manuscrit trouvé à Saragosse


Frédéric Neyrat - à l’ombre des minorités séditieuses

à propos de
Arjun Appadurai, Géographie de la colère : La violence à l’âge de la globalisation


Frédéric Neyrat - Avatars du mobile explosif

à propos de
Mike Davis, Petite histoire de la voiture piégée


Thierry Labica et Fredric Jameson - Le grand récit de la postmodernité

à propos de
Fredric Jameson, Le Postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif
Fredric Jameson, La Totalité comme complot


Alberto Toscano - L’anti-anti-totalitarisme

à propos de
Michael Scott Christofferson, French Intellectuals Against the Left


Jérôme Vidal - Silence, on vote : les «intellectuels» et le Parti socialiste

Artistes invités dans ce numéro