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Réflexions sur la condition prostituée

A propos de Lilian Mathieu, La Condition prostituée

par Catherine Deschamps

à propos de

Lilian Mathieu

La Condition prostituée

Le dernier livre de Lilian Mathieu, La Condition prostituée peut susciter autant de petits agacements que d’éloges. L’auteur veut convaincre qu’il sait se détacher des conflits idéologiques qui perturbent l’appréhension de la prostitution, et que sa connaissance des grands concepts de la sociologie lui permet de surplomber les dogmes, y compris ceux qui n’auraient cessé de piéger nombre de ses collègues. Mais l’ouvrage de Lilian Mathieu a cette caractéristique singulière, généreuse, que sa fin est en quelque sorte l’antidote de son coeur, son autocritique.



« La prostitution – c’est la thèse centrale de ce livre – trouve sa place au coeur de la question sociale, et plus précisément à l’entrecroisement des problématiques de la sexualité et de la précarité «, annonce le sociologue (p. 13). La première partie de la proposition, suffisamment large, ne peut qu’emporter l’adhésion. La seconde, restrictive, est plus contestable : non qu’il soit illégitime de décider d’aborder la prostitution en termes de précarité, mais vouloir la plier à la mesure économique contribue en partie à la discipliner, à en faire un objet d’étude froid, désincarné, débarrassé des scories de ses moteurs paradoxaux, anthropologiques. À lire l’ensemble des développements, Lilian Mathieu n’ignore pourtant pas la complexité du sujet. La prostitution entremêle davantage de niveaux d’analyse, de ressorts, que ne le laissent entendre les idéologies contemporaines qui, pour asseoir leurs positions, la réduisent à loisir. Ainsi écrit-il : « Les laborieuses études que conduisent, avec la patience qu’exigent le travail d’archive ou l’enquête de terrain, historiens, anthropologues, épidémiologistes ou sociologues n’ont guère de capacité à se faire entendre dans le vacarme des polémiques actuelles. Surtout, leurs résultats nuancés, produits selon d’autres logiques que la prise de position militante, ne sont pas aisément mobilisables dans les confrontations idéologiques, dont ils tendent plutôt à révéler la faiblesse des arguments. Du coup, leurs travaux sont ignorés ou, lorsqu’ils sont discutés, c’est généralement pour être l’objet d’une disqualification morale ou politique, mais certainement pas d’une discussion ou d’une réfutation scientifique « (p. 19).



Dépasser un tel constat est toutefois nécessaire. Car, depuis une petite décennie, les productions scientifiques sur la prostitution, notamment en sociologie, en ethnologie et en sciences politiques – autant de disciplines qui travaillent l’ultra-contemporanéité –, sont tellement prises dans les querelles, que ces celles-ci sont omniprésentes et macrophages. Or, affirmer une position de citoyen à côté d’une activité de recherche n’est pas nécessairement condamnable. Plus troublant, ces recherches en viennent souvent, en réaction à l’étau idéologique, à renforcer les caricatures, d’un bord ou de l’autre. En ce sens, la pauvreté du débat sur la prostitution atteint aujourd’hui l’ensemble des espaces de parole et de médiatisation, qu’ils soient scientifiques, politiques, journalistiques ou moraux. Mathieu aurait pu avoir la dent plus dure envers ses consoeurs et ses confrères. Quelle déperdition ces dernières années, en effet, depuis les articles et livres parus à peine quinze ans plus tôt ! Récente auteure d’une ethnographie et d’un livre sur la prostitution de rue à Paris et en proche banlieue , je ne m’extrais pas du processus de simplification : ce n’est que des années après mon terrain que la rupture épistémologique commence à s’incarner dans mon travail, et encore, par bribes un peu décousues. Relire les quelques pages que l’historien Thomas Laqueur a consacrées, dans La Fabrique du sexe , à la prostitution, associée à l’onanisme, relève alors de la salubrité scientifique : « [au XIXe siècle] les prostituées étaient généralement considérées comme une marchandise non productive. Parce qu’elles étaient des femmes publiques, que leurs organes de production supportaient un trafic intense, qu’en elles se brassait pêle-mêle la semence d’hommes en si grand nombre, […] ou, ce qui en dit long, parce qu’elles n’éprouvaient point d’affection pour les hommes avec lesquels elles copulaient, elles étaient réputées stériles « (p. 265). Et plus loin : « Mais […] pourquoi choisir les « femmes communes « pour établir que l’absence de passion est gage de stérilité ? […] Dans les exemples que j’ai cités, c’est l’argent ou plus précisément l’échange illégitime d’argent qui fournit le chaînon manquant. La prostitution est stérile, parce que le mode d’échange qu’elle représente est stérile. Elle ne produit rien parce que, comme l’usure, elle relève de l’échange pur. […] Une pratique économique perverse engendre des abominations ou rien, de même que les perversions sexuelles. […] Tout se passe comme si l’usure était un rapport incestueux « (p. 267). La teneur « économico-sexuelle « de ces extraits s’entend en écho à la problématique de Lilian Mathieu. Ils permettent en même temps de porter le débat à un niveau symbolique complexe, toujours fondamental dans les réalités contemporaines du trottoir – alors que la plupart des publications récentes se contentent d’évoquer les situations de misère sociale qui conduisent à la prostitution, les conditions financières qui empêchent d’en sortir et, partant, les processus de « désaffiliation « (notion empruntée par Mathieu à Robert Castel ) qui coupent peu à peu les personnes prostituées de la « société civile «. Contraintes, coercition et enfermement social font sans nul doute partie de l’univers prostitutionnel. Mais contenir la prostitution entre ces trois bornes est une construction en partie factice, indigne tout autant du débat intellectuel que du vécu des personnes prostituées.



De même, faire de la prostitution une catégorie victimaire ou à l’extrémité inverse, libératoire, ne saurait relever que de l’aveuglement, du rejet épidermique ou de la fascination malsaine. Un point sur lequel Lilian Mathieu semble acquiescer. Il renvoie dos à dos les théories morales de celles et ceux qui voient dans la prostitution la quintessence des violences faites aux femmes et de la domination masculine (Marie-Victoire Louis, Malka Marcovich, Richard Poulin, etc.) et les arguments de celles et ceux qui en font le point nodal de la libération sexuelle et de la libération des femmes, le dénouement des rapports de pouvoir unilatéraux (Daniel Borrillo, Marcella Iacub, Élisabeth Badinter, etc.). Mais sa distribution des mauvais points use d’un stratagème étrange, parfois heureux, parfois inutilement pompeux. Sont convoqués tous les grands noms de la sociologie française et américaine, de préférence ceux qui n’ont jamais fait de terrain sur la prostitution ni n’ont écrit sur le sujet. Je me range à son avis lorsqu’il en appelle à Claude Grignon et à Jean-Claude Passeron pour montrer « combien toute réflexion sur les classes populaires, et plus généralement sur les populations dominées, est exposée aux périls croisés du misérabilisme et du populisme « (p. 19-20). La réflexion aurait pu être poursuivie : plutôt que de mesurer la cohérence ou l’illogisme des arguties des uns et des autres, on tenterait de comprendre ce qui, autour de la prostitution, crée un trouble positif ou négatif chez ses chroniqueurs extérieurs, et les tactiques conscientes ou incorporées qu’ils emploient alors pour (se) convaincre du bien-fondé de leurs raisonnements. Il est possible, de même, d’adhérer aux propos de l’auteur lorsqu’il recourt à des expressions qu’il attribue à Loïc Wacquant et observe que l’approche répressive qui caractérise la prostitution« n’est ni réservée à [celle-ci], ni une singularité française. Elle s’inscrit dans la démarche de « tolérance zéro «, mieux définie par l’expression « guerre à la pauvreté « […], qui entend faire disparaître du paysage urbain toutes les expressions de la misère « (p. 39). Plus loin, bien qu’inutilement jargonneux, le texte estime encore, à raison, pouvoir appliquer la notion d’espace social à la prostitution : « Ni collections d’individus atomisés, ni communautés homogènes et cohérentes, les espaces sociaux déviants peuvent être considérés comme desconfigurations d’interdépendance(Elias, 1991) unissant mutuellement, et de manière plus ou moins tendue ou relâchée, des individus qui, quoique soumis à un processus similaire de stigmatisation induisant des modes spécifiques de gestion de l’identité (Goffman 1975), sont généralement porteurs de propriétés et occupants de positions sociales différenciées « (p. 48-49). En revanche, la manière dont il recourt à la pensée de Bourdieu en reste au stade de celui qu’atteindrait un bon apprenti sociologue : la notion d’« espace de la prostitution «que Mathieu veut imposer« se rapproche, et s’inspire, de celle dechampélaborée par Pierre Bourdieu. Plusieurs raisons conduisent pourtant à ne pas retenir l’idée d’un « champ de la prostitution «. Tout d’abord, la faible unification et la très grande hétéronomie de l’univers prostitutionnel […]. L’espace de prostitution ne dispose pas [en outre] du degré d’objectivation propre aux champs véritablement constitués, et est extrêmement vulnérable aux influences externes « (p. 50-51). Oui, non, peut-être : dont acte ! Il ne suffit pourtant pas de prouver à ses pairs une bonne maîtrise des classiques de la discipline pour acquérir distance et pertinence sur un sujet, certes en partie transposable, mais aussi spécifique. Que retenir pour la pratique de savoir que le concept de champ forgé par le grand nom de la sociologie française a donné des idées à Lilian Mathieu ? Il s’agit là, et pourquoi pas, de cuisine interne ; exprimé ouvertement, voilà qui peut devenir prétention et ostentation.



Or, à lire les deux dernières pages de La Condition prostituée, on s’étonne que son auteur soit lui-même tombé dans une tendance qu’il critique : « On pourra au final relever que cet affrontement [entre positions idéologiques antagonistes autour de la prostitution] confirme, à sa manière, l’autonomie du champ intellectuel de même que la propension de celles et ceux qui y appartiennent à engager un rapport spécifiquement intellectuel aux aspects du monde social dont ils et elles débattent « (p. 187-188). Il est acceptable de produire livres ou articles destinés au public singulier des intellectuels et des chercheurs ; ce que fait Lilian Mathieu avec cet ouvrage. Ce serait même pure condescendance de penser que les universitaires pourraient s’adresser à toutes et à tous par la magie de leur statut, lorsque les populations sur lesquelles ils travaillent n’auraient accès qu’à des formes de communication restreintes. Donc, oui, les intellectuels fonctionnent à l’occasion en circuit fermé, comme d’autres professions se nourrissent parfois d’elles-mêmes, loin de toute idée de partage et de communion avec le reste du monde. La sociologie des chercheurs en sciences sociales reste toujours à produire, et les raisons de cet évitement sont évidentes : travailler sur le pouvoir n’implique pas de vouloir le partager ou le perdre ; au contraire, avoir fait des jeux et des frottements de pouvoir un questionnement central de la discipline [sociologique] contribue peut-être à construire les remparts du maintien de la domination.



Mais trêve de constats et de présomptions qui dépassent le livre de Lilian Mathieu, qui ne sont ni attaques personnelles ni disqualification de son travail, mais reflétent certains de mes agacements présents : à me relire, je suis tentée de m’appliquer les mêmes reproches, comme à la grande majorité de mes collègues. Mais l’auto-flagellation et la culpabilité ont aussi leurs effets pervers, dont la production de propos misérabilistes ou populistes, dont la production par la science d’idéologies d’autant plus perverses qu’elles sont marquées du sceau d’une objectivité supposée.



À l’inverse de cet appauvrissement intellectuel, et en dépit des critiques précédentes, il est deux grandes qualités que j’apprécie dans le livre de Lilian Mathieu. La première, très présente en filigrane de l’ensemble de ses deux dernières parties, est toute comprise dans le coup de pied qu’il donne au prêt-à-penser politique actuel, en matière de prostitution et au-delà. La seconde tient à la rigueur de son chapitre intitulé « Entre l’aliénation du corps et sa libre disposition : les politiques de la prostitution « où, une fois n’est pas coutume, un sociologue se donne la peine de se pencher sur les différents modèles juridiques qui encadrent la prostitution sans aligner de fausses vérités ou des définitions approximatives ; ce chapitre mériterait quasiment d’être reproduit in extenso pour couper court à certaines élucubrations fantaisistes. Deux parties finales qui témoignent en outre d’un travail de réactualisation des données de terrain , que l’auteur a réalisé de façon parfois plus lacunaire dans les premiers chapitres.



Comprendre pourquoi et comment, présentes au côté des personnes prostituées en 1975, la plupart des féministes françaises les ont abandonnées lors des mobilisations de 2002 et 2003 sert de toile de fond à des questionnements politiques plus larges. L’occupation politique de la rue par les femmes, les trans et les hommes prostitués dès l’automne 2002 avait pour but de lutter contre ce qui était alors le « projet Sarkozy «, devenu le 18 mars 2003 la Loi pour la sécurité intérieure (LSI). Cette loi rétablit le délit de racolage passif, le rendant passible d’une peine maximale de deux mois d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende. Parmi les causes citées par Mathieu de la désalliance entre les féministes et celles et ceux qui vendent des services sexuels se trouve la conjonction de deux phénomènes.



D’un côté, la prostitution « est au milieu des années 1970 un univers quasi exclusivement féminin et très majoritairement de nationalité française. « C’est alors « un milieu prostitutionnel doté d’une relative cohésion « (p. 178). Mais, près de trente ans plus tard, la situation est la suivante : une plus grande visibilité des transgenres et des toxicomanes, amorcée dès les années 1980 ; vers la même époque, « une relative perte d’emprise du proxénétisme « livrant « le milieu de la prostitution […] à lui-même « (p. 179) ; puis son retour, qui devient public à l’arrivée des jeunes femmes d’Europe de l’Est dès le milieu des années 1990. Ainsi, « les personnes prostituées se sont trouvées encore plus dépendantes du soutien d’alliés extérieurs à leur groupe « (p. 181).



De l’autre, les féministes ont commencé d’analyser, après 1975, une union qui les aurait « prises de court par l’irruption […] d’un enjeu […] sur lequel elles n’avaient jusqu’à présent jamais engagé de réflexion poussée « (p. 182-183). Par la suite, dans un contexte de changements parfois antagonistes, la majorité des féministes françaises auraient opté pour une lutte contre la prostitution au détriment d’un soutien des personnes prostituées.



Deux mécanismes se seraient ainsi croisés pour renforcer les effets d’isolement des personnes prostituées au moment où, en 2002, elles auraient eu le plus besoin de solidarité.



Mais plus qu’à ce cas particulier des alliances puis des frictions entre les unes et les autres, c’est à la dangerosité des appréhensions simplistes du politique que s’attaque Lilian Mathieu : « Il nous semble peu convaincant de rendre compte des paradoxes de la politique française en matière de prostitution en termes d’« incohérence «. Tout d’abord en ce que cette exigence de cohérence témoigne d’une conception pour le moins naïve, et objectiviste, de l’État et de son mode de fonctionnement. On sait en effet que, loin d’être une totalité unifiée et homogène, celui-ci est dans la réalité composé d’une multiplicité d’instances hétérogènes, fonctionnant selon des logiques et poursuivant des intérêts différenciés, et à ce titre fréquemment en situation de concurrence. […] Cette division du travail d’administration de l’usage vénal des corps invite, au-delà du seul cas particulier de la prostitution, à répudier les interprétations univoques, et volontiers normatives, en terme de contrainte ou de contrôle social pour davantage s’intéresser aux modalités concrètes – et fréquemment mouvantes et ambivalentes – de la régulation des conduites corporelles « (p. 164-165). Effectivement, si l’attrait pour la cohérence peut s’apparenter à un goût pour la logique, on ne rend compte par cette notion ni du fonctionnement des gouvernements, ni de la raison des chercheurs, ni de la réalité de la prostitution ou, plus largement, de la société. Il s’agit alors de garder en mémoire que les engagements, les compromis et les modalités de survie des uns et des autres, outre qu’ils répondent à des négociations internes, ne renvoient pas à un modèle unique. Pourtant, jusqu’à ce jour, parler de la faillite de l’association des milieux de la prostitution à des institutions militantes reconnues n’est pas un abus de langage. Cette faillite devrait pousser à interroger les limites de celles et ceux qui ont accès aux médias, de celles et ceux qui, par fascination ou rejet, se croient appelés à l’aide, voire s’en gargarisent, et ne sont capables de réfléchir qu’en empruntant une posture issue des combats du XIXe siècle. Si l’accès à davantage de droits a apparemment montré sa pertinence pour le mouvement ouvrier, rien ne permet d’affirmer avec certitude que cette appréhension du politique, passant par la loi et fondée sur une compréhension hiérarchique du social, s’applique à toutes les catégories de la population : peut-être n’est-elle en partie qu’une croyance prométhéenne contemporaine. La clandestinité et le secret ont montré pendant des siècles leur efficacité pour la survie de groupes entiers. Plier le dos, (se) mentir, avoir recours au clientélisme et à la flatterie ne sont peut-être pas des idéaux. Mais ce sont aussi des stratégies au coeur des négociations personnelles quotidiennes, des solutions par défaut dont il reste à démontrer qu’elles ont moins d’efficacité qu’une lutte pour la reconnaissance. Faute d’une égalité concrète entre tous les citoyens ou en attendant que, hypothétiquement, elle advienne, les deux démarches n’ont pas à être renvoyées dos à dos. Ignorer l’une ou l’autre interdit sans doute toute possibilité d’alliance entre les personnes prostituées et des groupes de pression classiques.



Catherine Deschamps
Catherine Deschamps est socio-anthropologue et travaille depuis une quinzaine d'années sur les risques VIH. Elle est l’auteure de Le Miroir bisexuel. Socio-anthropologie de l’invisible; Le Sexe et l’argent des trottoirs ainsi que de Femmes publiques. Les féminismes à l'épreuve de la prostitution. Elle enseigne également la sociologie urbaine.
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Pour citer cet article : Catherine Deschamps , « Réflexions sur la condition prostituée », in La Revue Internationale des Livres et des Idées, 06/03/2008, url: http://www.revuedeslivres.net/articles.php?idArt=109
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Nicolas Hatzfeld - L’insubordination ouvrière, un incontournable des années 68

à propos de
Xavier Vigna, L’Insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines


Thierry Labica - L’Inde, ou l’utopie réactionnaire

à propos de
Roland Lardinois, L’Invention de l’Inde. Entre ésotérisme et science


Christophe Montaucieux - Les filles voilées peuvent-elles parler ?

à propos de
Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian, Les Filles voilées parlent


Yves Citton et Philip Watts - gillesdeleuzerolandbarthes.

à propos de
Les cours de Gilles Deleuze en ligne
François Dosse, Gillesdeleuzefélixguattari. Biographie croisée
Roland Barthes, Le Discours amoureux. Séminaire de l’École pratique des hautes études


Journal d’Orville Wright, 1902 / 1903

Yves Citton - Il faut défendre la société littéraire

à propos de
Jacques Bouveresse, La Connaissance de l’écrivain. Sur la littérature, la vérité et la vie
Tzvetan Todorov, La Littérature en péril
Pierre Piret (éd.), La Littérature à l’ère de la reproductibilité technique. Réponses littéraires aux nouveaux dispositifs représentatifs créés par les médias modernes
Emmanuel Le Roy Ladurie, Jacques Berchtold & Jean-Paul Sermain, L’Événement climatique et ses représentations (xviie – xixe siècles)


Marc Escola - Voir de loin. Extension du domaine de l'histoire littéraire

à propos de
Franco Moretti, Graphes, cartes et arbres. Modèles abstraits pour une autre histoire de la littérature


Xavier Vigna - Clio contre Carvalho. L'historiographie de 68

à propos de
Antoine Artous, Didier Epstajn et Patrick Silberstein (coord.), La France des années 68
Serge Audier, La Pensée anti-68
Philippe Artières et Michelle Zancarini-Fournel (dir.), 68, une histoire collective
Dominique Damamme, Boris Gobille, Frédérique Matonti et Bernard Pudal, Mai-juin 68


Peter Hallward - L'hypothèse communiste d'Alain Badiou

à propos de
Alain Badiou, De Quoi Sarkozy est-il le nom ? Circonstances, 4


François Cusset - Le champ postcolonial et l'épouvantail postmoderne

à propos de
Jean-Loup Amselle, L’Occident décroché. Enquête sur les postcolonialismes


Warren Montag - Sémites, ou la fiction de l’Autre

à propos de
Gil Anidjar, Semites : Race, Religion, Literature


Alain de Libera - Landerneau terre d'Islam

Frédéric Neyrat - Géo-critique du capitalisme

à propos de
David Harvey, Géographie de la domination


Les « temps nouveaux », le populisme autoritaire et l’avenir de la gauche. Détour par la Grande-Bretagne

à propos de
Stuart Hall, Le Populisme autoritaire. Puissance de la droite et impuissance de la gauche au temps du thatchérisme et du blairisme


Artistes invités dans ce numéro

Elsa Dorlin - Donna Haraway: manifeste postmoderne pour un féminisme matérialiste

à propos de
Donna Haraway, Manifeste cyborg et autres essais


François Héran - Les raisons du sex-ratio

à propos de
Éric Brian et Marie Jaisson, Le Sexisme de la première heure :


Michael Hardt - La violence du capital

à propos de
Naomi Klein, The Shock Doctrine


Giorgio Agamben et Andrea Cortellessa - Le gouvernement de l'insécurité

Cécile Vidal - La nouvelle histoire atlantique: nouvelles perspectives sur les relations entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques du xve au xixe siècle

à propos de
John H. Elliott, Empires of the Atlantic World
John H. Elliott, Imperios del mundo atlántico


Antonio Mendes - A bord des Négriers

à propos de
Marcus Rediker, The Slave Ship. A Human History


Nicolas Hatzfeld - 30 ans d'usine

à propos de
Marcel Durand, Grain de sable sous capot. Résistance et contre-culture ouvrière


Charlotte Nordmann - La philosophie à l'épreuve de la sociologie

à propos de
Louis Pinto, La vocation et le métier de philosophe


Enzo Traverso - Allemagne nazie et Espagne inquisitoriale. Le comparatisme historique de Christiane Stallaert

à propos de
Christiane Stallaert, Ni Una Gota De Sangre Impura


Stéphane Chaudier - Proust et l'antisémitisme

à propos de
Alessandro Piperno, Proust antijuif


Artistes invités dans ce numéro

Enzo Traverso - Interpréter le fascisme

à propos de
George L. Mosse, Zeev Sternhell, Emilio Gentile,


Guillermina Seri - Terreur, réconciliation et rédemption : politiques de la mémoire en Argentine

Daniel Bensaïd - Et si on arrêtait tout ? "L'illusion sociale" de John Holloway et de Richard Day

à propos de
John Holloway, Changer le monde sans prendre le pouvoir
Richard Day, Gramsci is dead


Chantal Mouffe - Antagonisme et hégémonie. La démocratie radicale contre le consensus néolibéral

Slavoj Zizek - La colère, le ressentiment et l’acte

à propos de
Peter Sloterdijk, Colère et Temps


Isabelle Garo - Entre démocratie sauvage et barbarie marchande

Catherine Deschamps - Réflexions sur la condition prostituée

à propos de
Lilian Mathieu, La Condition prostituée


Yves Citton - Pourquoi punir ? Utilitarisme, déterminisme et pénalité (Bentham ou Spinoza)

à propos de
Xavier Bébin, Pourquoi punir ?


Jérôme Vidal - Les formes obscures de la politique, retour sur les émeutes de novembre 2005

à propos de
Gérard Mauger, L’Émeute de novembre 2005 : une révolte protopolitique


Artistes invités dans ce numéro

Judith Butler - « Je suis l’une des leurs, voilà tout » : Hannah Arendt, les Juifs et les sans-état

à propos de
Hannah Arendt, The Jewish Writings


Christian Laval - Penser le néolibéralisme

à propos de
Wendy Brown, Les Habits neufs de la politique mondiale


Yves Citton - Projectiles pour une politique postradicale

à propos de
Bernard Aspe, L’Instant d’après. Projectiles pour une politique à l’état naissant
David Vercauteren, Micropolitiques des groupes. Pour une écologie des pratiques collectives


Philippe Pignarre - Au nom de la science

à propos de
Sonia Shah , Cobayes humains


Jérôme Vidal - Gérard Noiriel et la République des « intellectuels »

à propos de
Gérard Noiriel, Les Fils maudits de la République


Marc Escola - Les fables théoriques de Stanley Fish

à propos de
Stanley Fish, Quand lire c’est faire, L’autorité des communautés interprétatives


Artistes invités dans ce numéro

Philippe Minard - Face au détournement de l’histoire

à propos de
Jack Goody, The Theft of History


Vive la pensée vive !

Yves Citton - Éditer un roman qui n’existe pas

à propos de
Jean Potocki, Manuscrit trouvé à Saragosse


Frédéric Neyrat - à l’ombre des minorités séditieuses

à propos de
Arjun Appadurai, Géographie de la colère : La violence à l’âge de la globalisation


Frédéric Neyrat - Avatars du mobile explosif

à propos de
Mike Davis, Petite histoire de la voiture piégée


Thierry Labica et Fredric Jameson - Le grand récit de la postmodernité

à propos de
Fredric Jameson, Le Postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif
Fredric Jameson, La Totalité comme complot


Alberto Toscano - L’anti-anti-totalitarisme

à propos de
Michael Scott Christofferson, French Intellectuals Against the Left


Jérôme Vidal - Silence, on vote : les «intellectuels» et le Parti socialiste

Artistes invités dans ce numéro